<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Gilbert Mazliah, artiste, peintre, enseignant, Genève, Suisse
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Peintures
sur relief

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Peintures sur relief

Pour cette exposition Gilbert Mazliah a décidé de ne montrer que des pièces de la série à l'écoute des cerfs. Cette image d'un personnage aux oreilles grandes ouvertes, apparue en1986, fait suite aux thèmes réveil au fond de la forêt et dialogue avec le serpent. Elle s'est développée jusqu'à aujourd'hui parallèlement à ceux de femme et dévoilement et de Sanpaï avec son pèlerinage de 64 peintures. Dans le cheminement de l'artiste, toutes ces séries dialoguent entre elles et s'enrichissent mutuellement(...).

Une partie importante des œuvres présentées à la galerie consiste en deux séries de «peinture sur relief» avec lesquelles Gilbert Mazliah pose plastiquement des questions essentielles sur la création. Il s'agit d'estampages en céramique d'un même bas-relief sur lesquels il intervient picturalement chaque fois différemment.

«Depuis longtemps, je peins en couches successives, certaines modifiant d'une manière profonde l'état précédent. J'ai souvent photographié ces étapes en les considérant non seulement comme des moments occultes du processus nourrissant le résultat final, mais aussi comme des états potentiels de création à part entière faisant apparaître des facettes différentes du travail en cours. J'ai toujours eu envie de pouvoir montrer la déclinaison de ces versions cachées et ce sont les photos d'offrandes colorées réalisées sur plusieurs années dans les temples de l'Inde du sud qui m'ont donné l'idée de cette recherche.

Cela m'a permis de séparer en deux temps des composantes normalement entremêlées dans l'acte de peindre: la recherche d'une forme et le besoin qu'elle soit vivante. Au centre d'une création qui fait sens, ces deux pôles s'articulent d'une manière interdépendante. Tout se joue dans ce rapport dynamique à découvrir entre le côté éternel d'une «image» et la vie que peut lui insuffler l'instant présent, éphémère et en constant changement. D'un côté les données, la chorégraphie, le "programme" qui aspire à trouver vie et de l'autre le geste dans l'ici et maintenant qui est capable de donner cette vie. On se baigne toujours et jamais dans le même fleuve…

C'est la complémentarité déconcertante de cette incompréhensible opposition qui est à la base de la vie créatrice.»

 

Gilbert Mazliah, septembre 2002